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dimanche 25 septembre 2016

Vic Survivaliste reçoit Piero San Giorgio

Vic Survivaliste reçoit Piero San Giorgio



Cette semaine je reçois Piero San Giorgio via Skype pour un long échange de plus d'une heure. Notez que l'image et le son sont de moins bonne qualité pendant les quatre premières minutes mais c'est très audible malgré tout. Par la suite, tout s'est corrigé (on ne sait pas pourquoi d'ailleurs).

Commentaires post-discussion.


1 - Pour être précis lorsque nous parlons du parlement britannique et de la souveraineté: le Parlement est souverain dans ses domaines de compétence et la reine est souveraine dans les siens. Constitutionnellement parlant, la reine doit (devoir moral) proclamer les lois quand le Parlement lui en soumet et de ce fait, c'est le Parlement qui est souverain. Seules les actions relevant de la prérogative royale appartiennent en propre à la reine du R-U et c'est dans ce domaine seul qu'elle est souveraine, c'est à dire libre d'agir ou non. Elle est la souveraine de l'État mais son pouvoir n'est souverain que dans des domaines limités. Compliqué hein! C'est anglais, que voulez-vous...

2 - Concernant le mariage au Moyen Âge: j'ai oublié d'ajouter pendant la discussion que les jeunes filles qui se mariaient avaient intérêt à avoir des enfants à un jeune âge car l'âge accroit les risques de complications (et les anciens le savaient). En même temps l'espérance de vie était beaucoup plus basse et la période de reproduction plus courte et cela aussi, les anciens le savaient.

3 - Les libertés étaient beaucoup plus grande dans l'Ancien Régime et au Moyen Âge que maintenant. Ainsi, si seuls les nobles pouvaient porter l'épée, il n'y avait pas d'interdiction de posséder ou de porter des armes pour les non-nobles.

Quant aux impôts, si certains étaient lourds, c'était parce qu'ils étaient fixes et payables par personne, par transaction ou par nombre de feux (foyers) dans chaque résidence. Riches et pauvres payaient le même montant.

4 - L'Ère des Idéologies dans laquelle l'Occident est entré au XVIIIe siècle est une ère de régulation, de réglementation, d'encadrement et de contrôle. Les régimes qui caractérisent cette ère, c'est à dire la démocratie représentative, sont sources de perte de liberté physique et matérielle. La social démocratie ou le socialisme de marché est quant à lui source de perte de liberté intellectuelle et de totalitarisme. C'est ce que nous vivons actuellement. La seule tendance de ce système est: plus de contrôle, moins de liberté, plus de taxes, afin de récompenser les faibles de leur faiblesse via des assistances ainsi que la disparition du père du paysage familial, par encore une fois les assistances.

Songez que dans le passé, les rois adoptaient très peu de lois. Les lois en vigueurs étaient issues du droit coutumier, c'est à dire des consensus dégagés par le peuple à travers les usages et la moralité du moment, les juges ne faisant que constater les coutumes et les appliquaient. L'arrivée des chambres d'assemblées "élues démocratiquement" a eu un seul effet: une production législative toujours plus abondante et compliquée et qui dit législation abondante dit autonomie diminuée pour tous et cela, nous comme survivalistes, nous y sommes très sensibles.

VIDÉO



PODCAST

(Notez que le podcast commence par une quinzaine de secondes de silence)

Vic Survivaliste reçoit Piero San Giorgio

dimanche 18 septembre 2016

NRBC de Piero San Giorgio et Cris Millennium

 NRBC de Piero San Giorgio et Cris Millennium



Piero San Giorgio nous a de nouveau gâtés avec la sortie du livre NRBC: survivre aux événements nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques co-écrit avec « Cris Millennium », un spécialiste de la question et ancien chef de la cellule NRBC du GIGN, bref lui non plus n'est pas un Deux de Pique.





Il est préfacé par Dimitri Orlov, une autre grosse pointure du sujet de l'Effondrement et du Survivalisme.

Comme son titre l'indique, ce livre est centré sur risques liés aux activités humaines, industrielles, terroristes et guerrières avec des matières contaminantes extrêmement dangereuses et sur les manières de s'en protéger par des actions simples et des mesures abordables.

Précaution d'usage


Je tiens à mentionner pour ceux qui ne le savaient pas encore que je connais personnellement Piero, que nous avons même fait une conférence conjointe et que nous avons passés plusieurs jours ensemble, y compris lors d'une petite virée à NYC. Ah! Les kilos qu'on a pris chez Carmine's!



Je le tiens en haute estime et en amitié et de ce fait, je ne suis pas impartial sur le plan affectif.

Toutefois, cela ne m'empêche pas de pouvoir prendre la distance nécessaire pour en parler le plus honnêtement possible. Je demeure toujours factuel dans mes analyses et je motive toujours mes opinions quand vient le temps de faire une revue. 

Ceci étant dit, voici ma revue.

Un livre technique mais éminemment accessible


I fucking love science! En effet je suis friand de science et de ce fait un "abonné" de scientifiques qui font de la vulgarisation. Je regarde et même écoute dans ma voiture les conférences d'Étienne Klein, Jean-Pierre Petit et de plusieurs autres à titre de loisir. Certains sautent en parachute pour se divertir, moi c'est notamment la science, astrophysique et physique en tête.

Ce "loisir" me donne donc une capacité de comprendre des sujets techniques, technologiques et scientifiques parfois assez poussés dont notamment sur le nucléaire et les phénomènes liés aux substances radioactives. L'environnement médical dans lequel j'ai grandi a développé mon intérêt pour ce sujet et, combiné à ma formation militaire en guerre NBC (c'était l'abréviation à l'époque), je ne suis pas non plus le premier venu quand il est question de guerre nucléaire, chimique et bactériologique.

Disons-le en peu de mots: l'aspect vulgarisation de NRBC est extrêmement, non, suprêmement réussi. Le contenu technique, nécessaire à la compréhension des risques et des moyens de se protéger, est rendu très facile à comprendre grâce à la plume des auteurs. Cela représente tout de même un exploit car ces sujets sont généralement difficiles à rendre intelligibles aux profanes. Je pourrais prendre intégralement les explications contenues dans NRBC et les transmettre à ma fille, Mlle Chouette, sept ans et demi et elle comprendrait l'essentiel.

Grâce à cette clarté et cette vulgarisation très réussie, on comprend mieux les conséquences d'une exposition nucléaire, radiologique, biologique ou chimique. Du coup, ces risques perdent leur espèce d'aura magique-maléfique et deviennent des événements appréhendables, saisissables et dans une certaine mesure, contrôlables.

Non seulement le lecteur peut comprendre la nature du danger mais aussi comment ce danger le menace, comment il agit sur son corps et ses cellules et comment il peut survenir sous forme d'accident ou d'action hostile délibérée.

À la lecture de NRBC, on ne peut pas ne pas comprendre et qui comprend peut enfin quitter le territoire de la peur pour entrer dans celui de la vigilance. Et tout est rigoureusement documenté avec des références fournies sous forme de notes de bas de page.

Une autre grande qualité de NRBC


Outre les explications à propos de la nature des quatre dangers (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) et de leurs manières de menacer nos vies, les auteurs nous fournissent aussi des moyens efficaces et souvent peu couteux de se préparer et d'y faire face, notamment quant à la conduite à adopter selon qu'un danger x ou y se manifeste.

C'est là un des traits marquants qu'on retrouve dans chacun des livres signés ou co-signés par Piero: oui il fait peur mais aussi, oui, il fournit des solutions et ce sont des solutions efficaces et dans la majorité des cas, éprouvées.

Ce livre échappe donc à un alarmisme facile qui tournerait à vide mais enseigne au contraire comment faire face à ces alarmes et de ce fait ne laisse pas son lecteur impuissant et seul avec ses cauchemars. Pour chacun des risques NRBC, il est possible de faire quelque chose et ce quelque chose, il est enseigné avec force détails par les auteurs.

Des exemples fictifs, ou presque


Les habitués de Piero San Giorgio reconnaîtront les fictions qui viennent émailler et agrémenter le propos mais aussi concrétiser le sujet de chaque section du livre NRBC. Parfois, ces fictions ne sont pas si fictives que ça, ce qui démontre une fois de plus que ces sujets ne sont pas de simples matières à discuter dans un salon pour donner des frissons aux convives mais au contraire des menaces réelles et bien concrètes.

Prise de conscience


En cette époque où tout relève des méchants terroristes ou des détestables patriotes d'ultra-droite, le lecteur réalisera que les risques sont bien plus variés qu'il ne le pensait et que nous sommes moins à l'abri que nous ne le croyons: ce monde n'est pas plus dangereux que ce qu'on envisage mais le danger ne vient pas toujours d'où on l'attend. Dans la mesure où Cris Millennium et Piero San Giorgio enseignent les mesures de protection efficaces à déployer selon les situations, la prise de conscience des risques est assortie de moyens à déployer pour s'en prémunir, notamment en cas d'accidents industriels qui nous menacent bien plus qu'on ne se l'avoue. Ce n'est donc pas un livre anxiogène.

Une mention spéciale


J'ai particulièrement aimé le long entretien donné par le Pr. Walter aux auteurs, entretien que j'ai relu plusieurs fois par ravissement et par plaisir! Cet homme dresse un portrait de la situation et emprunte le chemin socio-économiques pour finalement aller pointer le Mal à sa source et cela génère un immense bonheur que de savoir que de telles personnes ont une conscience plutôt lucide et élevée.

Du vrai survivalisme


Par le ton, par la forme, par le contenu et par les sujets abordés, NRBC: survivre aux événements nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques représente, et je mesure mes mots, ce que la production survivaliste francophone écrite a de mieux à offrir à ce jour: un exposé sur la nature de plusieurs risques, leurs fréquences, leurs probabilités, leurs effets, les manières de les éviter et  celles de s'en protéger, le tout de manière agréable, simple, captivante et conviviale.

Outre plus: j'ai même changé un peu d'opinion à propos d'un des risques, à savoir la guerre nucléaire totale et l'hiver nucléaire promis qui semble bien n'être qu'un mythe. Je ne comptais pas m'y préparer car préférant y passer rapidement (« les vivants envieront les morts ») mais la lecture de NRBC me force à réviser mon point de vue sur le sujet. Si un livre écrit par un collègue survivaliste me pousse à réviser mon avis sur une question si fondamentale, c'est qu'il est sacrément solide!

Je vous recommande vivement ce livre car nous sommes dans l'époque de tous les possibles.

Vous pouvez vous le procurer sur Amazon France:  NRBC

Mais aussi directement chez l'éditeur, ce qui est mieux, avec frais de port minimes pour le Canada: NRBC

Et, comme le suggère Piero lui-même, dans toutes les bonnes librairies, de préférence indépendantes, dont il faut soutenir l'existence en achetant chez elles.

 VIDÉO


dimanche 11 septembre 2016

La BAD du survivaliste « pauvre »

La BAD du survivaliste « pauvre »

 



La BAD (Base Autonome Durable) est, répétons-le, un lieu propre à assurer l'autonomie de ses occupants.

Par autonomie on entend la capacité à disposer des choses nécessaires à la vie (eau - nourriture - médicaments - énergie - abri - sécurité - socialisation).

Généralement on pense à une ferme ou même à une ferme fortifiée et ça peut aller jusqu'à des tours et des bastides dans l'imaginaire fertile de certains!

Bien que dans la plupart des cas la BAD signifie un retour à la Nature et à la culture du sol et à l'élevage, la BAD peut être protéiforme.

On peut tout à fait concevoir une BAD d'artisans, une BAD médicale, une BAD manufacturière et pourquoi pas une BAD culturelle ou artistique si le projet est viable. L'important est que la BAD procure les choses nécessaires à la vie, soit directement, soit indirectement par revenus et achats ou troc.

Bien sûr, la dimension agricole ou à tout le moins potagère n'est jamais loin, elle constitue une sûreté contre les aléas de l'économie même dans une économie de troc. Ajoutons que quoiqu'on en dise, jamais aucune BAD ne pourra assurer 100% des besoins de ses occupants. Il faudra échanger...

Et les "pauvres"?


Qu'est-ce qu'un pauvre, d'abord?

Est-ce le moins riche parmi les riches, une personne qui vit dans le dénuement par nécessité et non par choix ou une personne incapable de combler ses besoins de base?

Les pauvres en Occident sont généralement les moins riches parmi les riches car l'Occident est riche. Cette richesse est mal répartie, voire appropriée par une infime minorité et bien que ce soit une autre question, ça n'enlève pas la richesse globale de nos sociétés.

Ne pas avoir accès à la propriété en vertu du paradigme économique actuel ne signifie pas qu'il est impossible de devenir propriétaire de quelque chose. Dans ces conditions il faut faire preuve d'ingéniosité.


Le paradigme contemporain


Devenir propriétaire d'une BAD... S'agit-il d'un ranch de 1000 hectares en Arkansas? S'agit-il de la ferme comme on en voit partout dans nos campagnes? Ou ne s'agirait-il pas simplement d'être propriétaires des moyens de pourvoir à son autonomie?

Ce n'est pas la réponse qui rend les choses impossibles, c'est le sous-entendu de la question!

Il existe des solutions pour les gens peu ou pas fortunés, qui exige des efforts et probablement plus grands que ceux des gens "en moyens". Mais elles existent.

Rappelons-nous que la BAD est "un lieu propre à assurer l'autonomie de ses occupants" et bâtissons là-dessus.

Les survivalistes sont "alternatifs", fonctionnons de manière "alternative".

Une approche progressive moins couteuse


Une des approche que je privilégie nécessite certes un peu d'argent mais elle présente l'avantage indéniable d'être accessible, progressive et adaptable aux situations du moment.

Coûts estimés: 25,000 à 45,000 dollars dont la moitié au départ et le reste sur trois ans.

En voici les étapes.

1) An 1. Achat d'un terrain boisé (10 à 20 acres, 4 à 8 hectares), pour 1000 à 1500$ l'acre, avec accès à l'eau d'un lac, d'une rivière ou d'un ruisseau. Cette étape se réalise l'été ou l'automne, de préférence après la saison de chasse et avant la neige, les prix seront meilleurs.

2) An 1. Abatage d'arbres propres à la construction d'une cabane en bois rond. Cet abatage sert à deux fins: la première c'est évidemment la construction d'un "chalet" quatre saisons, la seconde, défricher une partie de la terre. L'abatage se fait au cœur de l'hiver comme tout le monde le sait car à cette période les arbres contiennent moins de sève et sécheront plus rapidement tout en risquant moins de fendre.

3) An 1. Construction d'une maison simple en rondins quand le bois est séché, à la fin de l'été. La maison comprend une pièce unique, un emplacement de feu dans lequel on peut adapter un poêle à bois, des lits superposés fixés sur un des murs, une table amovible et des banquettes. Prévoir deux semaines de construction et de finition. Si vous avez vos enfants avec vous, ils pourront ramasser les branches sur le sol afin de constituer une réserve de bois de cuisson sous forme de fagots.
4) An 2. Dès que la neige est fondue et le terrain praticable, on défriche la zone qui a été abattue et on abat/défriche d'autres arbres à chaque visite du terrain. On en profite aussi pour semer des plantes qui pourront améliorer la qualité de la terre en fixant dans le sol les éléments requis. Les enfants peuvent participer en nettoyant encore les boisés à abattre des branches tombées.
5) An 2. Pendant les vacances d'été, on construit un cabinet d'aisance à distance de la maison de rondins et on installe un collecteur d'eau de pluie. Faites attention à la composition du revêtement du toit qui pourrait empoisonner votre eau s'il contient, par exemple, de l'aluminium. Une fois ces aménagements faits, on continue d'abattre des arbres et de défricher. Conservez le plus possible les troncs d'arbres au sec, ils seront utiles plus tard. Les enfants peuvent participer en nettoyant encore les boisés à abattre des branches tombées.
6) An 3. Abatage et défrichage. Le but est d'obtenir au total 5 acres (2 hectares) de terre dont les 3/5eme serviront de pâturage et le reste de terre en culture. Chaque parcelle défrichée sera semée d'une plante servant à améliorer le sol (engrais vert) pour les besoins de culture ou de pâturage.

7) An 3. Pendant les vacances d'été entreprenez la construction de bâtiments pour des animaux: poulailler, étable, grange. Vous aurez déjà des troncs en réserve provenant de vos abattages antérieurs. Vous pourrez également construire une serre, du moins son armature si vous transformez les billots en madriers.
Après l'étape 7, vous avez les fondations d'une BAD. Pour l'heure, c'est seulement un BOL (Bug out Location) et pour en faire une BAD il ne manque que a) l'occupation et l'exploitation permanente par des êtres humains et b) des animaux. Mais dès lors, vous avez un endroit viable et exploitable.

Pendant ces trois années passées à construire une BAD, vous pourrez accumuler le matériel requis pour rendre votre BAD confortable: panneaux solaires, batteries, etc. Ces trois années vous permettront d'accumuler le matériel à peu de frais puisque vous aurez le temps de faire vos recherches, y compris la recherche de prix et celle des soldes. Je connais quelqu'un qui a mis la main sur un shitload de panneaux solaires à vil prix car il était aux aguets et cherchait l'aubaine. Il l'a trouvée!

Maintenant, considérez ceci: cette maison est une maison temporaire. Elle est pourtant conçue pour vous permettre d'y vivre de manière permanente, y compris dans un climat comme celui du Québec. Dans des territoires plus cléments, les bâtiments pourront être différents et plus légers.

Libre à vous de l'agrandir par l'ajout de pièces ou même de construire une autre maison plus grande, avec cave ou sous-sol, dans quelques années.
Tout cela fait très bohème en apparence et mais dans les faits, le type d'habitat ou sa facture ne changent rien à la nature de la démarche: occuper le sol, l'exploiter et en vivre. Quoique on peut aussi fabriquer des choses à vendre au lieu de cultiver le sol, cela dépend de chacun.

Cela ne ressemble pas à la maison d'habitation ou à l'appartement que vous occupez? C'est un genre de vie très rustique, voire trop rustique? Soit. C'est cela ou rester dans votre habitation actuelle et dans votre niveau de dépendance coutumier.

La dure vérité c'est qu'on a ce que nos moyens nous permettent et jamais rien de plus quand la réalité reprend ses droits.

Je ne vous cache pas que c'est beaucoup, beaucoup de boulot tout cela. Je ne vous cache pas que le confort auquel on est habitué (ce qu'on définit comme étant le confort) n'est pas au rendez-vous, du moins les premières années. Mais quand on n'a pas beaucoup d'argent et qu'on est éveillé à la nécessité d'aller vivre dans une BAD loin des zones à risques, soit on se morfond, soit on fait des sacrifices et on agit. 

Au final, vous avez quand même l'équivalent d'un chalet ou d'une maison rustique à la campagne transformable en BAD presque instantanément en y élisant domicile permanent et en y logeant des animaux. Vous avez du même coup acquis du savoir-faire en construction, en aménagement du sol et en culture du sol. Ce savoir-faire assurera votre subsistance et est en outre monnayable.

Approche progressive peu couteuse, en groupe


Maintenant il est possible de faire la même chose mais en groupe. Supposons 5 à 6 familles qui décident d'acquérir la terre et de construire chacune une BAD, cela ouvre de toutes nouvelles perspectives.

Bien sûr: cinq familles ne pourront pas faire sécher plus rapidement les arbres abattus mais la construction des bâtiments sera de beaucoup facilitée et accélérée. Qui plus est il sera même possible de regrouper ces familles pour acheter un tracteur de ferme avec chargeuse et rétro-caveuse (pépine) qui aidera grandement à toutes les étapes de la construction, en particulier durant le défrichage. Et, un coup parti, ces familles pourront se doter d'une sorte de bâtiment communautaire qui permettra d'entreposer des biens et des ressources comme il permettra de disposer d'un grand espace intérieur utilisable à plusieurs fins. C'est sans parler des questions de sécurité...

Le grand avantage qu'un tel groupe pourrait se donner, c'est de compter parmi ses membres une famille désireuse de vivre sur place, de défricher, d'aménager et de prendre soin des animaux pour les autres, contre compensation évidemment. En effet il n'y a aucune raison pour que la famille qui sacrifie emploi et carrière pour améliorer le sort du groupe s'appauvrisse pendant que le reste du groupe continue de s'enrichir.

La clé de tout cela: le groupe.

Tout le contenu de cet article n'est que suggestions. Ce ne sont pas des modèles qui sont proposés mais des possibles. Si vous manquiez d'idées pour vous en sortir, vous en avez maintenant quelques unes de plus. Libre à vous ensuite de vous développer votre propre approche.

Comme je le dis toujours: il n'y a pas un bon survivalisme et une multitude de mauvais: il y a le survivalisme qui convient à votre situation et il y a les modèles survivalistes qui sont inadaptés ou inadaptables à votre contexte. N'achetez pas d'imitations! :)